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NOUVELLE CONSTRUCTION

Ministre flamand pour le budget, des finances et énergie Bart Tommelein montre que sa vision sur la nouvelle construction et comment les nouvelles construction dans le futur va évoluer.


A partir de 2021, la nouvelle construction devra atteindre un niveau E30. Est-ce réaliste?
“Certainement. Nous avons à plusieurs reprises calculé le niveau optimal au niveau des coûts. La baisse du coût des différentes formes d'isolation nous a permis d'être plus exigeants. D'ailleurs, le nombre de projets presque neutres en énergie est en augmentation. Plus de 20% des demandes de construction pour des maisons unifamiliales ont déjà un niveau E30 voire moins donc je ne pense pas que nous demandions l'impossible. En dessous du niveau E30, les délais de récupération sont plus longs, ce qui signifie que la construction passive risque d'être dépassée par l'optimum économique."

La nouvelle construction restera-t-elle abordable?
“Le coût d'une nouvelle construction reste élevé, mais pas impayable, car le coût des investissements énergétiques continue à diminuer. En intégrant l'isolation, la ventilation et les systèmes d'énergie renouvelable dès le premier projet, on évite une facture énergétique élevée, ce qui, à long terme, représente une économie. Je suis convaincu que les maisons plus anciennes, qui sont en mauvais état et qui ne peuvent plus être rénovées, ont intérêt à être remplacées par de nouvelles habitations économes en énergie. Je suis donc partisan d'étendre à toute la Flandre le taux de TVA réduit de 6% pour la démolition et la reconstruction, qui n'est actuellement en vigueur que dans les centres-villes et dans quelques villes de province. Mais la TVA relève du fédéral. J'ai envoyé un courrier à ce sujet à mon collègue fédéral Van Overtveldt, à qui incombe la décision finale. A l'avenir, la nouvelle construction sera efficace en énergie. Peut-être qu'elle aura un aspect différent et combinera plusieurs fonctions. Je suis convaincu que les évolutions technologiques vont profondément modifier notre vision de la construction. Le défi sera de rendre la réglementation plus flexible afin qu'elle offre plus vite une meilleure solution à ces défis."

"Je suis un liberal et je prefere encourager plutot qu'interdire. C'est pour cette raison que nous ne sommes pas ravis de la reglementation actuelle relative a la ventilation"

Est-il possible de baisser la TVA à 6% pour la réhabilitation?
“Aujourd'hui, on bénéficie d'un taux de TVA réduit de 6% pour la démolition et la reconstruction dans 32 villes. Il y a quelques mois, j'ai demandé à mon collègue fédéral, le ministre des Finances Johan Van Overtveldt, d'étendre ce taux à l'ensemble du territoire. Bien sûr, cela aurait un impact budgétaire, mais cela soulève aussi des questions quant à la faisabilité juridique. Nous ne pouvons baisser la TVA que si l'Europe donne son accord. Je comprends ces réserves, mais qui ne risque rien n'a rien. Je reste convaincu qu'un taux de TVA réduit peut constituer un levier très important pour convaincre les ménages de construire une nouvelle habitation efficace en énergie. Avec le livre blanc Plan de politique d'aménagement de la Flandre, nous avons un point de départ alternatif pour aborder à nouveau la réduction de la TVA à 6%. Nous devons mieux gérer notre espace ouvert et opter pour la densification à certains endroits. Il n'y a pas encore d'élaboration concrète, mais une de ces mesures pourrait être que celui qui démolit une habitation totalement désuète en zone rurale et la reconstruit dans une zone plus saturée du village, ou éventuellement en ville, peut bénéficier d'un taux de TVA réduit à 6%. Il s'agit d'une mesure très ciblée qui a peut-être une chance auprès de l'Europe. J'ai demandé à Johan Van Overtveldt de la soumettre à l'Europe. Si cette dernière l'autorise, nous devrons aussi réfléchir à la manière de compenser les prix fonciers, car un terrain au cœur d'un village et surtout en ville coûte plus cher que dans une zone agricole."

Rejoignez-vous Leo Van Broek, l'architecte qui conseille le gouvernement flamand, qui plaide pour une exploitation plus durable de l'espace?
“Faire davantage sur le même espace voire moins est l'un des principes de base du plan de politique spatiale en Flandre, que nous avons récemment approuvé. Il s'agira de développer suffisamment d'instruments pour encourager les gens et les administrations à agir ainsi. Il ne faut pas interdire ou sanctionner, il faut offrir une alternative réaliste. Ainsi, nous devons prendre en compte plusieurs éléments, lorsqu'on hésite entre rénover et démolir/reconstruire. Bien sûr, le but n'est pas non plus de démolir la moitié de la Flandre. Nous pouvons aussi gagner de la place en rendant l'énergie renouvelable neutre au niveau de l'affectation. D'ailleurs, le territoire relève de la compétence de ma collègue, Joke Schauvliege. Lorsque c'est possible, l'aménagement du territoire peut contribuer à une construction et un habitat efficaces en énergie. Nous devons adopter une réflexion ouverte et proposer des solutions créatives. Par exemple, lors de la rénovation de plusieurs habitations isolées, on peut prévoir un jardin commun, faire cohabiter plusieurs générations, ... Il est clair que nous devons tous gérer l'espace le plus efficacement possible."

Selon vous, y aura-t-il encore de la place en Flandre en 2020/2030 pour la nouvelle construction?
“Bien sûr! Le plan de politique spatiale ne dit pas qu'on ne peut plus rien construire de neuf, mais qu'il faut essayer de ne pas entamer de nouvelles zones libres. A l'avenir, la nouvelle construction sera efficace en énergie. Peut-être qu'elle aura un aspect différent et combinera plusieurs fonctions. Je suis convaincu que les évolutions technologiques vont profondément modifier notre vision de la construction. Le défi sera de rendre la réglementation plus flexible afin qu'elle offre plus vite une meilleure solution à ces défis."