Le troisième degré de l’enseignement secondaire de la construction gagne timidement du terrain
Embuild demande une modernisation et un regroupement des filières
Pour l’année scolaire 2026-2027, le troisième degré de l’enseignement secondaire de la construction compte provisoirement 7 293 élèves, contre 7 244 en 2025-2026, soit une hausse de 1 %. La croissance provient surtout de l’enseignement secondaire spécialisé (BuSO), qui passe à 964 élèves (+6 %). La filière de transition « sciences de la construction et du bois » compte 319 élèves (+4 %). La septième année de spécialisation continue toutefois de reculer de 8 % (de 649 à 598 élèves).
Les filières de la construction en hausse
Plusieurs filières enregistrent une progression notable. « Installations sanitaires et de chauffage » augmente de 6 % (de 643 à 683 élèves), « gros œuvre » de 4 % (de 492 à 513) et « décoration et peinture » de 5 % (de 398 à 416). Dans la filière de transition, les sciences de la construction et du bois progressent de 4 % (de 306 à 319). De petites formations à orientation technique connaissent une forte croissance : la filière « technicien en énergies renouvelables » passe de 28 à 39 élèves (+39 %) et celle de « technicien en installations frigorifiques », de 54 à 67 (+24 %). En année de spécialisation, le nombre d’élèves en « technicien brûleur gaz/mazout » double, passant de 13 à 26, tandis que la filière « poseur de revêtements de sol et carreleur » passe de 6 à 18 (+200 %).
Les filières en baisse
Outre le recul en septième année (−8 %), les inscriptions diminuent en « menuiserie intérieure et aménagement intérieur » (de 1 670 à 1 634 ; −2 %) et en « installations frigorifiques » (de 99 à 90 ; −9 %). La filière « opérateur de machines à travailler le bois à commande numérique » perd 24 % de ses élèves (de 173 à 132), et celle d’« ouvrier spécialisé en rénovation de gros œuvre » passe de 35 à 16 (−54 %). En année de spécialisation, la filière « plafonneur » ne compte plus aucune inscription.
L’apprentissage en alternance sous pression
Le nombre total d’élèves en alternance recule légèrement de 2 % (de 864 à 845). La baisse concerne surtout le deuxième degré (−27 %). La filière « collaborateur en gros œuvre en alternance » passe de 65 à 44 élèves (−32 %) et celle de « menuiserie intérieure et aménagement intérieur en alternance », de 105 à 77 (−27 %). Les progressions les plus marquées concernent les « installations sanitaires et de chauffage en alternance » (+22 % ; de 86 à 105) et les « techniciens en énergies renouvelables en alternance » (+53 % ; de 15 à 23). En septième année en alternance, le nombre d’élèves augmente de 6 % (de 229 à 242), les constructeurs d’intérieur constituant le groupe le plus important (68 élèves). Dans l’enseignement spécialisé (BuSO), le nombre d’élèves en « collaborateur dans le secteur du bois en alternance » passe de 9 à 18 (+100 %).
L’appel d’Embuild
« Cette légère hausse est bienvenue, mais elle ne suffit pas. Le secteur a besoin de davantage de professionnels qualifiés et de techniciens. La numérisation et l’intelligence artificielle sont utiles, mais elles ne résoudront pas entièrement la pénurie », déclare Caroline Deiteren d’Embuild Vlaanderen. Elle plaide en faveur d’une modernisation en profondeur : des filières plus larges qui abaissent les seuils d’accès et garantissent des débouchés de qualité, un regroupement judicieux des petites filières au sein des écoles et le maintien des spécialisations régionales, afin que chaque talent puisse intégrer une formation à proximité.
Source et méthodologie
Les chiffres proviennent du comptage d’octobre de Constructiv (données provisoires, non définitives) et comparent les années scolaires 2025-2026 et 2026-2027 dans l’enseignement à temps plein et en alternance en Flandre.