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Où en est la progression de la numérisation et/ou du BIM?

Difficile de donner une définition univoque du BIM, bien qu'on en revienne souvent à la coopération et au suivi des processus. Dans quelle mesure les différentes organisations autour de la table ont-elles déjà intégré la numérisation et/ou le BIM dans leur fonctionnement? Rondetafel COPRO

Jan De Naeyer - 20 mars 2020

Dirk De Waele (Aquafin): “Nous sommes en train de déployer l'architecture informatique du futur. Notre nouveau C.E.O., Jan Goossens, a deux thèmes majeurs: la numérisation et l'innovation. Tout le monde dans notre entreprise est impliqué dans ce processus. Nous avons mis en place un groupe pour concrétiser les idées qui fleurissent actuellement. Nous travaillons actuellement sur quatre chantiers. Le premier est consacré à l'ERP classique. Le second concerne la collaboration, tant en interne qu'avec d'autres parties. Dans ce contexte, nous prévoyons de migrer sur Office 365. Un troisième chantier s'attaque à notre réseau intelligent. Il vise les solutions pour mieux utiliser notre réseau existant afin de faire face aux inondations et aux extensions. Un bon modèle de base est indispensable pour cela. Notre dernier chantier porte sur la gestion des actifs et l'efficacité. Tout ceci concerne plutôt le volet opérationnel. Comment pouvons-nous tirer le meilleur parti de notre temps?”

Dirk Van Loo (COPRO): “Les données sont disponibles partout, souvent sous forme numérique. Mais il y a souvent un manque de données fiables. Dans ce monde de « fake news », il est donc très important de s'assurer de la fiabilité des données. Avec COPRO, nous devons être en mesure de montrer à l'utilisateur quelles données sont fiables. Nous devons donc formuler une réponse à la question de savoir comment valoriser les données. C'est le rôle que nous devons jouer, en tant qu'institution impartiale.”

Dirk Van Loo


“Dans ce monde de 'fake news', il est donc très important de s'assurer de la fiabilité des données. Nous devons donc formuler une réponse à la question de savoir comment valoriser aux les données.” - Dirk Van Loo (COPRO)


Tom Roelants (AWV): “BIM est un moyen pour nous de parvenir à une meilleure gestion des actifs. Pour un gestionnaire d'actifs tel que notre agence Wegen en Verkeer, c'est primordial. Dans le même temps, le BIM peut apporter une valeur ajoutée à l'ensemble du modèle de collaboration. Nous consacrons beaucoup d'énergie à transférer les informations du bureau d'études à l'entrepreneur. Pour nous, le BIM est donc tout autant un moyen de simplifier ce processus. Enfin, nous voulons préparer nos infrastructures pour l'avenir. Si nous ne le faisons pas, ce sont les Google de ce monde qui auront la mainmise sur le trafic. Ainsi, le BIM pourrait aider le Verkeerscentrum (Centre de contrôle de la circulation) à gérer la circulation. Car à l'avenir, tout cela reposera principalement sur le 'big data'.”

Pierre Gilles (SPW): “L'essentiel a déjà été évoqué, mais le BIM, c'est aussi un moyen de travailler beaucoup plus efficacement, en utilisant mieux les données disponibles et en assurant une meilleure préparation. En outre, les perspectives relatives au 'big data' devraient également permettre d'alimenter le BIM avec de nouvelles données telles que les données relatives au trafic.”

Annick de swaef


"Le BIM est également important dans le contexte de l'économie circulaire. Dans quelle mesure les matériaux utilisés sont-ils durables ? Pouvons-nous les rendre plus durables en remplaçant certaines parties de l'infrastructure" ?
- Annick De Swaef (CCR)



Annick De Swaef (CCR): “Le CRR doit être et rester la plateforme de la connaissance. Bien sûr, nous nous intéressons aussi à la recherche. Lorsque toutes les données sont intégrées et conservées, de nouvelles possibilités s'offrent à nous, notamment grâce à l'intelligence artificielle. Cela est également important dans le contexte de l'économie circulaire. Dans quelle mesure les matériaux utilisés sont-ils durables? Pouvons-nous les rendre plus durables en remplaçant certaines parties de l'infrastructure? Le CRR lui-même dispose également de nombreuses données. La question qui se pose est de savoir si nous devons devenir un fournisseur de données pour des tiers. Une approche pratique permettra d'obtenir des informations enrichissantes. Nous recherchons donc un expert en BIM pour commencer à développer nos modèles. Le SIG reste un élément qui mériterait d'être davantage exploité.”

Robby Cattoor (Infrabel): “Avant tout, il faut surtout que les organisations apprennent à avoir confiance en leurs propres données. Infrabel dispose de nombreux systèmes internes qui ont été alimentés par des personnes sur le terrain. Le défi consiste maintenant à valoriser les informations disponibles et à déterminer dans quelle mesure les informations numériques disponibles correspondent réellement à notre infrastructure. Pour ce faire, nous utilisons différentes techniques. Notamment la reconnaissance d'objets pour déterminer si ce que nous pouvons observer visuellement correspond aux informations disponibles. C'est plus difficile avec les câbles et les raccords souterrains. En bref, la validation de ses informations disponibles propres est cruciale. Infrabel a déjà investi beaucoup pour savoir ce dont nous disposons, mais cela doit être fait en permanence. Les systèmes d'information sur les biens doivent rester ordonnés, sinon vous obtenez des données peu fiables. Vous devez éviter de courir après les faits à chaque fois. Le BIM peut contribuer à maintenir ces systèmes en ordre de manière efficace. De cette façon, nous n'avons pas à investir à plusieurs reprises pour découvrir ce que nous savons déjà ou aurions dû savoir après la construction et la mise en service de l'infrastructure.”

Dirk De Waele (Aquafin): “Il n'est pas toujours évident de traduire en chiffres ce que le BIM apporte réellement. De plus, le profit ne vient pas toujours de votre propre organisation, alors que vous supportez le coût de la construction et de l'entretien du système.”

Robby Cattoor (Infrabel): “Bien que cette maintenance soit cruciale. Un jumeau numérique doit être un vrai jumeau. En d'autres termes, le monde numérique doit parfaitement correspondre au monde réel.”

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