L'accord entre les États-Unis et l'Iran devrait, espérons-le, mettre fin à la pression sur les prix des matériaux de construction
Les matériaux tels que le PVC et le bitume enregistrent les hausses de prix les plus fortes
Le secteur de la construction et des installations espère que l'accord de principe conclu entre les États-Unis et l'Iran permettra aux prix des matériaux de construction de se stabiliser à nouveau. Au cours des trois derniers mois, le conflit au Moyen-Orient a en effet contraint 88 % des entreprises de construction et d’installation à faire face à des hausses de prix des matériaux de construction. En conséquence, de plus en plus d’entreprises du secteur ont commencé à recourir à des clauses de révision des prix et à des prix journaliers. « C’est inévitable », déclare Niko Demeester, PDG d’Embuild. « Nos entreprises opèrent avec des marges serrées et ne peuvent pas absorber entièrement ces hausses de prix. »
Un impact considérable
Ces derniers mois, les entreprises de construction et d’installation ont ressenti de plein fouet les répercussions de la guerre au Moyen-Orient. C’est ce qui ressort d’une enquête menée la semaine dernière par Embuild auprès de 206 entreprises de construction et d’installation. Depuis le début du conflit, 88 % des entreprises ont été confrontées à des hausses de prix des matériaux de construction.
Clause de révision des prix
Niko Demeester, administrateur délégué d’Embuild : « Nous constatons que les entreprises de construction et d’installation se sont adaptées à cette nouvelle réalité au cours des derniers mois. Actuellement, 64 % d’entre elles intègrent une clause de révision des prix dans leurs contrats. En temps normal, un peu moins de la moitié le fait. Il s’agit toutefois d’une conséquence logique de la situation internationale et des hausses de prix qui en découlent. Nous recommandons d’ailleurs à toutes les entreprises de notre secteur d’adopter une telle clause. Celle-ci garantit la transparence tant pour l’entreprise que pour le maître d’ouvrage. Les deux parties savent ainsi à quoi s’en tenir et les hausses de prix ne sont pas entièrement à la charge de l’entrepreneur. »
Les entreprises de construction qui n’utilisent pas de clause de révision des prix ont de plus en plus recours à des tarifs journaliers plutôt qu’à des devis fixes. Actuellement, 35 % d’entre elles le font, alors que ce chiffre se situe généralement entre 15 % et 20 %. Ces tarifs journaliers constituent également un bon moyen de faire face aux fluctuations des prix des matériaux de construction.
Tout le monde a intérêt à ce que le conflit prenne fin
Les États-Unis et l’Iran ont récemment conclu un accord de principe visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Si cet accord débouche effectivement sur une paix durable, ce sera également une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent construire ou rénover. La flambée des prix des matériaux de construction de toutes sortes devrait alors, espérons-le, s’essouffler, ce qui devrait redonner confiance aux maîtres d’ouvrage.
Embuild rappelle que notre pays est confronté à un gigantesque chantier. D’ici 2050, 900 000 logements supplémentaires seront nécessaires, 92 % de notre parc immobilier et 95 % de nos bâtiments publics devront être rénovés, et nos infrastructures auront également besoin d’une modernisation en profondeur pour être adaptées aux défis de l’avenir.
