Le syndicat du bâtiment dénonce la hausse des droits d'enregistrement en Flandre
Réduction du budget consacré à la rénovation ; suppression du « portefeuille PME »

Dans sa déclaration de septembre, le gouvernement flamand annonce un accord budgétaire. Bouwunie y déplore l’augmentation des droits d’enregistrement de 2 % à 3 % et met en garde contre l’impact sur le budget de rénovation des acheteurs. L'organisation critique par ailleurs la suppression du portefeuille PME, mais voit des signes positifs dans le maintien du « MijnVerbouwLening » et dans la poursuite des investissements dans les travaux publics.
Coût accru à l’achat
Selon Bouwunie, la hausse des droits d’enregistrement représente une perte financière directe pour les acheteurs immobiliers. Pour un prix d’achat de 450 000 euros, le surcoût s’élève à 4 500 euros. Combiné à la hausse des taux d’intérêt, cela grignote le budget consacré aux travaux d’embellissement, tels qu’une cuisine ou une salle de bains sur mesure, ainsi qu’aux rénovations indispensables. L'organisation ne s'attend pas à ce que cette mesure fasse baisser les prix de l'immobilier.
Critiques à l’égard d’une politique incertaine
Bouwunie parle d’une politique giratoire : deux ans après une précédente baisse, les droits d’enregistrement sont à nouveau augmentés. L’organisation souligne également les modifications répétées apportées aux primes de rénovation et réclame davantage de prévisibilité pour les particuliers qui planifient l’un des plus gros investissements de leur vie.
Formation et PME sous pression
Selon Bouwunie, la suppression du portefeuille PME, qui s’ajoute au durcissement antérieur du congé de formation flamand, va à l’encontre de l’ambition d’un apprentissage tout au long de la vie. On craint que les PME du secteur de la construction n’investissent ainsi moins dans la formation et le perfectionnement.
Quelques points positifs
Bouwunie se réjouit que le prêt « MijnVerbouwLening » soit maintenu et accessible aux personnes à revenus moyens et modestes, aux bailleurs privés et aux associations de copropriétaires. Par ailleurs, l’organisation apprécie que le gouvernement ne réduise pas les investissements dans les travaux publics, ce qui peut apporter au secteur de la construction une stabilité dont il a cruellement besoin.