44 tonnes ont également franchi la frontière
Premier résultat visible d'Alden Biesen ?
L'un des exemples les plus frappants de la fragmentation du marché unique européen est discuté aujourd'hui en trilogue (une consultation interinstitutionnelle informelle avec des représentants du Parlement européen, du Conseil de l'Union européenne et de la Commission européenne) : le fait que les camions de 44 tonnes soient autorisés dans plusieurs États membres, mais soient soudainement limités à 40 tonnes lorsqu'ils franchissent les frontières.
L'approche européenne
Depuis des années, cette incohérence entraîne des coûts plus élevés, davantage d'émissions dues aux détours et des absurdités administratives pour les entreprises de transport qui devraient pouvoir opérer au sein d'un marché européen unique. La Fédération des entreprises belges (FEB), qui cite depuis des années ce problème comme une illustration de la fragmentation du marché unique, se réjouit que le niveau européen s'en saisisse à nouveau et en fasse une priorité.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, lors du récent sommet d'Alden Biesen, a également pris l'exemple que la FEB utilise depuis des années pour aiguiser le débat, comme un exemple éloquent des domaines dans lesquels l'Europe doit agir de toute urgence pour rester crédible et efficace.
La FEB, les fédérations belge et européenne des transports appellent à une solution rapide et cohérente
Dans une prise de position, la FEB et les fédérations belge et européenne des transports demandent instamment que des mesures soient prises sans délai pour éliminer cette anomalie. Elles demandent une solution claire, harmonisée et technologiquement neutre qui s'applique à tous les types d'entraînement et à tous les véhicules de transport européens. En effet, l'élimination de cet obstacle ne devrait pas se limiter aux camions électriques. C'est MAINTENANT que cet obstacle devrait être éliminé pour TOUS les véhicules : c'est simple, clair et cela évite à nouveau les situations difficiles à contrôler. Après tout, il est absurde de remplacer une distinction entre 40 et 44 tonnes par une nouvelle division entre véhicules électriques et non électriques.
"Le premier fichier de symboles qui montre que l'Europe veut faire des affaires"
La FEB répond positivement à la remise à l'ordre du jour de ce dossier.
Pieter Timmermans, directeur délégué de la FEB : "Nous sommes ravis que cette consultation soit à l'ordre du jour et nous la considérons comme un premier dossier symbolique qui montre clairement que l'Europe est sérieuse lorsqu'il s'agit d'éliminer les obstacles au sein du marché intérieur. Nous avons demandé de la concentration et de la rapidité, et le fait que ce point soit remis sur la table si peu de temps après Alden Biesen montre que notre appel a été entendu."