La Grèce et le Danemark en tête: une personne sur quatre est accablée par le coût du logement
La Grèce et le Danemark en tête de la crise du logement
Les charges de logement pèsent de manière inégale en Europe. Une nouvelle analyse basée sur les données d'Eurostat révèle que la Grèce affiche de loin le taux de surendettement lié au logement le plus élevé : 26,9 % de la population urbaine y consacre plus de 40 % de son revenu du ménage au logement. Le Danemark suit de près avec 25,3 % et enregistre en outre une hausse notable par rapport à l’année dernière. Au niveau de l’UE, le taux de surendettement lié au logement est passé de 13,4 % en 2016 à 9,6 % en 2025.
Les charges de logement
Part de la population urbaine consacrant plus de 40 % de son revenu au logement (2025), avec variation par rapport à 2024 :
- Grèce – 26,9 % (−2,2 points de pourcentage)
- Danemark – 25,3 % (+2,6 points de pourcentage)
- Norvège – 17,5 % (−3,5 points de pourcentage)
- Suède – 13,1 % (−0,1 p.p.)
- Allemagne – 12,6 % (−0,5 point de pourcentage)
- Belgique – 11,8 % (+0,7 p.p.)
- Luxembourg – 11,6 % (+1,8 p.p.)
- République tchèque – 11,2 % (−2,9 points de pourcentage)
- Autriche – 10,8 % (−1,2 p.p.)
- Estonie – 10,4 % (−2,0 points de pourcentage)
Évolutions marquantes
- C’est le Danemark qui a connu la plus forte aggravation : de 22,7 % en 2024 à 25,3 % en 2025 (+2,6 points de pourcentage).
- La Norvège occupe la troisième place avec 17,5 %, mais affiche une nette amélioration par rapport à 2024 (−3,5 points de pourcentage).
- L’Irlande et la Roumanie ont enregistré des hausses notables : respectivement de 5,7 % à 8,7 % et de 4,3 % à 6,5 %.
- La Hongrie a connu la plus forte baisse récente : de 10,8 % à 6,7 % (2024–2025).
- Les améliorations à long terme (2016–2025) sont particulièrement marquées en Serbie (−24,6 points de pourcentage à 6,7 %), en Grèce (−17,7 points de pourcentage à 26,9 %) et en Bulgarie (−13,7 points de pourcentage à 5,1 %).
- Coûts du logement les plus bas en 2025 : la Croatie et Chypre (2,6 %), suivies de la Lituanie (4,3 %), de la Pologne (4,6 %) et de la Bulgarie (5,1 %).
Comment cela s'explique-t-il?
Selon l’analyse, dans de nombreux pays, les revenus ne suivent pas la hausse rapide des loyers et des prix de l’immobilier. C’est dans les villes que la pression est la plus forte, en raison de la concentration des emplois, des salaires plus élevés et de la croissance démographique sur des marchés immobiliers tendus. La combinaison d’une croissance limitée de l’offre, d’une forte demande, de coûts de financement plus élevés et de revenus à la traîne explique pourquoi des marchés très différents – comme la Grèce et le Danemark – peuvent présenter des niveaux de tension comparables.
L’étude recense l’indicateur Eurostat « taux de surendettement lié au logement » pour les pays européens sur la période 2016-2025, en mettant l’accent sur la part de la population urbaine qui consacre plus de 40 % de son revenu du ménage au logement (loyer/prêt immobilier, charges, impôts). Les pays pour lesquels aucune donnée n’est disponible pour 2025 sont exclus de la comparaison la plus récente.
Source : BestBrokers, sur la base des données d'Eurostat.